PIECES UNION LATINE
Il s’agit des pièces émises par le Luxembourg, la Belgique, l’Italie, la Suisse et la France à partir de 1865 ainsi que de la Grèce à partir de 1868. Cet accord à fait suite aux découvertes d’or de 1848 en Californie et de 1851 en Australie qui provoquèrent une baisse du prix relatif de l’or, aggravée par les effets de la guerre de Sécession en Amérique.
Cet accord prévoyait l’intercirculation des monnaies Or et Argent entre les pays signataires, France (1865), Belgique (1865), Italie (1865), Suisse (1865), Luxembourg (1865), Grèce (1868)
D’après cet accord, un particulier pouvait porter un lingot à l’hôtel des monnaies pour qu’il soit transformé en pièces d’or à cours légal.
Ce traité et cette convention de Paris dite de l’ « Union Latine », présidée par Félix Esquirou de Parieu, fut signée le 23 décembre 1865. Elle posait comme principes que :
Chaque État signataire était tenu de battre monnaie en se conformant aux normes définies par les articles de la Convention de 1865.
Par ailleurs, le Traité était renouvelable par tacite reconduction tous les 15 ans, à partir du 1er janvier 1880, sauf dénonciation par un pays signataire (article 14). Et il était ouvert à d’autres signataires (article 12), sous réserve d’unanimité des États membres de l’Union.
L’Union fut, de facto, dissoute le 1er janvier 1927.
Actuellement en France, la bourse des valeurs des métaux précieux n'existe plus, elle a été dissoute, la cotation des lingots et des pièces d'or est le fait de sociétés privées qui appliquent chacune "leur" cotations.